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Vive le Québec libre... vu par la France #2
de Administrador AESIL - Wednesday, 10 de July de 2013, 14:44
 


Reportage de la télévision française au lendemain du "Vive le Québec libre!" du Général de Gaulle, à Montréal, le 24 juillet 1967.

Le 15 juillet, de Gaulle embarque à bord du croiseur Colbert à Brest ; ce moyen de transport fut délibérément choisi pour lui permettre d'éviter le protocole qui commandait l'arrivée via la capitale fédérale, Ottawa, chose qu'il ne pouvait se résoudre à faire, ayant été invité par le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, plutôt que par le gouvernement canadien. Durant la traversée, il confie à son gendre : « Je compte frapper un grand coup. Ça bardera, mais il le faut. C'est la dernière occasion de réparer la lâcheté de la France. ».

C'est le dimanche matin, 23 juillet, que de Gaulle débarque à l'Anse-aux-Foulons, à Québec. Le Colbert bat pavillons français et québécois. Sur le quai, il est reçu de façon protocolaire par le gouverneur général Roland Michener et par le premier ministre Daniel Johnson. Après une courte escale à la citadelle, Johnson et lui se rendent à l'Hôtel de ville où le président prend son premier bain de foule. Il déclare alors : « Nous sommes liés par notre avenir. Mais on est chez soi, ici, après tout ! Ce que nous faisons ici et là-bas, nous le faisons toujours un peu plus ensemble. Toute la France, en ce moment, regarde par ici. Elle vous voit. Elle vous entend. Elle vous aime. ».

Le lendemain, 24 juillet, à 9 heures du matin, de Gaulle et Johnson empruntent le Chemin du Roy à bord d'une limousine Lincoln Continental et commencent le trajet devant les mener à Montréal. Tout le long de la route, de Gaulle est acclamé par les habitants des villages bordant le fleuve. D'abord clairsemée, la foule devient plus dense à mesure que l'on se rapproche de la métropole.

À chacune des six étapes, le président est reçu par le maire et les dignitaires de l'endroit. À chaque fois, également, il se permet une courte allocution. À Donnacona, il déclare : « Je vois le présent du Canada français, c'est-à-dire un pays vivant au possible, un pays qui prend en main ses destinées. Vous êtes un morceau du peuple français. Votre peuple canadien-français, français-canadien, ne doit dépendre que de lui-même. ».

Son discours de Trois-Rivières va dans le même sens : « Quoi qu'il ait pu arriver, nous sommes maintenant à l'époque où le Québec, le Canada français, devient maître de lui-même. Il le devient pour le bien des communautés voisines du Canada tout entier. ».

Le 24 juillet 1967, à 19 h 30, 15 000 personnes attendent de Gaulle devant l'hôtel de ville de Montréal où il arrive avec un peu de retard. Jean Drapeau l'accueille à l'entrée puis, après les hymnes nationaux, les dignitaires entrent dans le bâtiment. Il est prévu que le président français aille saluer la foule au balcon, mais aucun discours ne doit y être prononcé même si la foule le réclame. Le général demande tout de même à dire quelques mots. Dans son discours, le président dit, entre autres choses: «Ce soir ici, et tout au long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération...». De Gaulle fait l'éloge des réussites québécoises, il souligne le rapprochement entre la France et le Québec et termine par le fameux « Vive le Québec libre ! », avant d'enchaîner avec « Vive le Canada français ! Et vive la France ! ».